Note de film : Jaws

Un film de Steven Spielberg sorti en 1975

Comme je le précise régulièrement, cet article n’est que la mise en ligne de mes « notes ». Ce n’est pas une critique du film. Ce ne sont que mes observations, mes questions, mes remarques. Je fais cela pour énormément de film et j’ai décidé de les publier sur mon site pour ne pas les perdre dans mes piles de carnets. Celle ci ne spoile pas le film. Je conseille tout de même de voir le film avant pour éviter de vous gâcher les surprises que le réalisateur vous à préparé.

Amity, une ville balnéaire de la nouvelle Angleterre, un requin géant attaque des nageurs et des nageuses. Une équipe de personnes s’occupe de capturer/tuer la créature meurtrière.
Chief Martin Brody (Roy Scheider), le chef de la police de la ville de “Amity” découvre que Larry Vaughn (Murray Hamilton) le maire de la ville se fiche complètement des risques pour les personnes se baignant. Il refuse de fermer les plages pour la sécurité, il minimise l’attaque et fait taire Martin Brody en passant sous silence la première victime du requin.

Cette scène est superbe, les trois hommes sont réunis autour de la table de l’Orca (le bateau). Ils n’ont même pas terminé leurs assiettes et parlent des cicatrices laissées par des accidents qu’ils ont eu dans leurs vies. Martin n’a rien, il hésite même à montrer la cicatrice de l’opération de l’appendicite. Matt, montre la pire cicatrice en ouvrant le haut de son haut, il montre son thorax, et dit “X, elle m’a brisé le coeur”. Les trois hommes rient et partagent un moment de calme, humain et égal avant qu’ils se fassent attaquer par le requin.

Cette scène est très bien filmée, Martin n’écoute pas un traitre mot de ce que lui raconte cet homme. Comme Martin, je n’ai rien écouté de ce qu’il a dit, car Martin est occupé, concentré à regarder que tout se passe bien pour les personnes dans l’eau. Il redoute une attaque de requin.

Ellen Brody (Lorraine Gary) joue un rôle assez charnière pour Martin son mari. Elle le canalise et le pousse à agir. C’est un rôle de l’ombre mais, elle est bien présente dans le film. D’ailleurs, un des premiers plans du film, après l’introduction, est sur elle. Martin arrive quelques secondes après l’installation du plan. La lumière sur ce plan est belle comme tout.

Cette scène, ou Matt apporte deux bouteilles de vin, une rouge et une blanche chez les Brody pour parler de ce qui s’est passé à la plage (l’attaque). Matt arrive pendant le repas d’Ellen et Martin. Ellen apporte trois verres à vin pour boire une des deux bouteilles. Martin ne va pas bien, moralement, il est au fond. La scène d’avant était avec son cadet, qui imitait toutes les positions qu’il prenait en pensant. Martin demande un bisou à son fils en lui disant qu’il en a besoin. Martin, se sert en vin, mais dans le grand verre à eau. 
Martin voit la nourriture dans l’assiette, quasiment pas touchée, il demande s’il peut le manger, la famille dit “oui” et il le mange avec la fourchette de Martin. J’aime bien ces scènes humaines. Très simples dans l’archétype des personnages. Je trouve important que les protagonistes ne soient pas des machines à tuer, des êtres sans doutes, sans peurs. La peur est un carburant, pas un frein. Montrer les faiblesses des personnages est pour moi un ticket pour que les personnes regardant le film s’y attachent.C’est le cas pour ces trois personnages.

Ellen, au début du film ne veut pas que Martin interdise à leurs enfants d’aller sur le bateau qu’ils ont reçu pour leur anniversaire. Elle feuillette un livre sur les requins et y voit les blessures qu’ils infligent quand ils attaquent, dans la seconde qui suit, elle ferme le livre et hurle aux enfants de quitter le bateau !

La séquence de l’hopital est chouette car il s’y passe deux éléments importants qui définissent la suite de l’histoire. Le premier est qu’Ellen est toujours présente, aux côtés de sa famille. Elle rassure son cadet qui à été attaqué par un requin plus tôt dans la journée et qui est en état de choc. La scène est surréaliste et belle. Le rond blanc au milieu de la scène orange me plait beaucoup. Le regard du brancardier et sa coiffure me font penser au cinéma de Stanley Kubrick et l’attitude d’Ellen ainsi que sa tenue en disent long sur son côté “naturel” et “fort”. Elle s’adapte, elle avance, bouclier levé pour sa famille.

La dernière partie avec d’autres personnes que le trio qui va chasser le requin géant est aussi entourée avec Ellen. Elle prend soin de Martin jusqu’au bout des préparatifs. Elle est dans un univers hostile, rouillé, qui sent le chaud, le poisson et l’iode mais elle est là, présente, et ne fait pas attention à tout cela. C’est une femme très forte je trouve dans ce film. Voila pourquoi j’y passe du temps.
Le truc fou, c’est que Lorraine Gary n’a rien joué depuis 1987. 

Cette scène est drôle de part sa mise en place et le jeu d’acteur de Roy Scheider, il se redresse d’un coup, d’un seul de la partie basse droite de l’écran vers le centre. C’est super cool. Avec son air offusqué et étonné. Ce n’est pas de la terreur, ni de la peur, mais de la surprise et un peu d’absurde.

Cette scène ou Quint repère pour la première fois le requin, est chouette car il n’y a pas beaucoup de bruit. Il prépare doucement sa canne à pèche pour être opérationnel quand le requin va se débattre. 

Comme je le notais sur mon carnet pendant le visionnage. J’ai l’impression que le vrai méchant, “Bad guy” du film n’est autre que le maire en personne. Qui ne veut pas du tout entendre les conseils et les avertissements des spécialistes et de la police. Ils veulent fermer les plages, mais lui, vu la saison touristique, ne veut pas du tout. Il cache la vérité aux personnes utilisant les plages. Il va même forcer un de ses associés à aller se baigner alors que personne n’y va. Cela coutera la vie d’un enfant.