Note de film « Marfa Girl »

« Marfa Girl »Larry Clark – 2012 (vu le 27-02-2017)

Marfa Girl raconte un moment de la vie de quelques habitants de « Marfa » une ville du Texas. Il n’y a pas de but précis dans l’histoire, pas de réelle narration, c’est un simple moment dans leur vie. J’adore ce genre de récit.

Adam (Adam Mediano) est très au centre de l’histoire. C’est autour de lui que les personnages vont tourner. Je trouve ce plan assez chouette, un train passe de gauche à droite et laisse donc passer Adam.

Cela me donne l’idée de l’histoire de la rencontre de deux personnes autour d’une voie de chemin de fer.

Le personnage de Tom (Jeremy St James)  est le plus violent je trouve, dans sa trame psychologique. Il a l’apparence d’un agneau, on lui fait confiance, il est garde frontière, bien habillé, souriant. Il cache en fait un vrai traumatisé. C’est dans des paroles déplacées qu’on découvre qu’il n’a pas si bon fond. Mais surtout quand il donne rendez-vous à la serveuse (Elizabeth Castro), elle croit que c’est un homme bien, mais en la faisant venir chez lui en utilisant l’excuse de l’oubli de portefeuille, elle lui demande « ou penses-tu que nous allons manger? » et il répond « Je ne pense pas que nous allons manger, nous allons baiser ». C’est le deuxième indice sur la véritable nature du personnage.

Dans cette scène, il parle mal à la jeune fille qui vient lui servir un café. Ses deux collègues lui disent qu’il ne doit pas parler comme ça, que ce n’est pas une façon de faire. C’est le premier égard de comportement.

Dans cette longue scène, Adam et Marfa Girl (Drake Brunette) parlent de sexe. Elle lui raconte ses aventures sexuelles, que son père était un Hippie et qu’il croyait au pouvoir de l’amour. Elle se confie donc en faisant part de son point de vue sur le jugement des gens. Elle exprime le fait qu’un mec qui couche avec 20 femmes est un « Badass » et qu’une femme couchant avec 10 hommes est une pute. C’est dans cette scène que le film prend une tournure qui me plait bien. C’est souvent tard dans le récit que je comprends ce que veux dire Larry Clark. J’aime beaucoup cette scène qui s’étend sur plusieurs décors. En démarrant de la salle de bain ou Marfa Girl va aux toilettes devant Adam qui prends son bain. Sans pudeur, j’aime bien quand les choses sont filmées sans chichis.

Adam dort en cours, c’est une scène assez étrange car sa prof Miss Jones (Lindsay Jones) le garde à la fin du cours pour lui faire une remarque. Elle lui fait ensuite toucher sont ventre pour sentir le bébé bouger. Elle installe Adam sur ses genoux et lui met 17 fessées. Ils rient et prennent plaisir à cette scène. C’est étrange mais bon. Je n’ai pas encore trop compris.

La rencontre avec Inez (Mercedes Maxwell) est assez superficielle. Adam à l’air d’être heureux avec elle, il y a de belles scènes de balades et de romance (aussi un peu de sexe) mais de jolis moments. Jeunes, innocents mais, à côté de tout ça, Adam continue à avoir quelques rapports avec d’autres. C’est assez léger, comme si rien n’avait vraiment d’importance.

Ce moment par exemple, ils doivent se dire au revoir mais Inez ne lâche pas le skate. J’adore ces moments de vie. Les personnes savent qu’elles doivent se dire au revoir mais le pas n’est pas franchi. Le temps s’étale et la décision de partir n’est pas prise rapidement.


Conclusion :

La vie des jeunes de la ville de Marfa n’est ni compliquée, ni simple. C’est une vie assez normale, du skate, des histoires d’amour, des cours qui font chier. Il n’y a pas non plus énormément de rapport avec la drogue. Le vrai twist est que Tom, le garde frontière se dévoile vraiment à la fin du film. Tom dévoile,àa la fin qu’il à été longtemps tabassé par son père, qu’il ne veut pas faire pareil avec son enfant de 9 ans mais sa mère lui à oté. ils sont divorcés. C’est la que le personnage se dévoile, un mec fragile qui en fait reproduit la violence qu’il à vécu non pas sur son fils mais sur les jeunes de la ville. C’est le schéma psychologique le plus travaillé du film. C’est un film que je pense engagé à ce sujet la. Il expose des jeunes (hommes et femmes) libérés sexuellement et une vrai critique des zones pauvres en activités. Comme beaucoup de films de Larry Clarck, une vision très pessimiste et mortifère est proposée pour certains personnages. C’est assez surprenant d’ailleurs car j’aime autant sa vision que celle de Chris Colombus qui elle, est beaucoup plus rêveuse, magique et pleine d’amour. Dans Marfa Girl, la violence est un symptome d’une même violence. Des personnages meurtris, en manque de soutien, reproduisent ce qui leur est arrivé plus jeunes. C’est horrible je trouve.

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